EDITO – JANVIER 2022

Nous vous présentons tout d’abord nos plus sincères vœux à l’occasion de cette nouvelle année 2022, qu’elle soit profitable à toutes et tous.

La résilience de l’être humain est toujours plus surprenante : la planète supporte depuis bientôt 2 ans une crise sanitaire inédite, les secteurs d’activités ont été durement touchés, les professionnels de la santé et leurs équipements sont épuisés, les états se sont véritablement endettés pour accompagner les plus fragiles, l’agitation sociale et les oppositions sont de plus en plus concrètes et l’inflation a fait son grand retour en 2021…

Et pourtant : les marchés financiers ont atteint des sommets au cours de l’année 2021, l’Immobilier est resté très solide avec une hausse considérable des prix en province, le baril de pétrole s’échange à près de 80 dollars (contre moins de 30 dollars en mars 2020), la hausse des matières premières est intenable, les taux d’intérêts sont restés maitrisés et les résultats des grandes entreprises sont attendus généralement en forte hausse.

La situation semble relativement absurde et tellement contradictoire. Notre environnement est en grandes difficultés, nos vies se sont transformées, nos méthodes et nos économies sont en plein bouleversement et les indicateurs économiques restent florissants.

C’est peut-être la preuve de nos capacités d’adaptation face aux défis qui nous entourent, la volonté des citoyens de ne pas abandonner, de savoir réagir lorsqu’ils y sont contraints. Que dire des secteurs technologiques, du Digital, de l’Intelligence Artificielle et de la Robotique qui ont su développer des solutions en un temps record pour permettre à de nombreux secteurs de poursuivre leurs activités malgré les contraintes imposées par la lutte contre l’épidémie de la Covid-19. De même, les acteurs de la santé ont fait preuve d’abnégation et d’énergie incroyables pour lutter efficacement contre la propagation du virus et de ses variants. Les Etats, services sociaux, régions et communes ont développé des solidarités sans précédent, visant à protéger les plus faibles et à s’assurer d’une organisation sanitaire efficace quasi-quotidienne.

Il est très souvent évoqué la Finance Comportementale par opposition à la théorie financière classique. Il est aujourd’hui nécessaire de tenir compte des forces fondamentales, qui alimentent le moteur de la machine économique, mais aussi des forces comportementales, qui poussent les investisseurs à agir de telle ou telle manière.

Les marchés financiers sont dorénavant constitués des agents économiques (les acheteurs et les vendeurs), des risques qu’ils s’échangent (macro & micro-économiques) et des instruments financiers qu’ils utilisent pour porter ces risques (actions, obligations, ETF…).

Notre système socio-économique n’est donc pas purement mécanique et statique ; il est mouvant, il explore en permanence, cherchant à se réinventer sans cesse pour apporter les solutions les plus adaptées.

Bruneau MARTI